L’épuisement professionnel, c’est bien au-delà du travail.

En fonction de mon expérience personnelle face au burnout, je pense que l’épuisement professionnel est davantage un épuisement de nature conflictuelle avec soi-même plutôt que seulement un état relié au travail. Celui-ci devient plutôt le déclencheur. Si le burnout vient à cause du travail, il peut s’agir d’une situation où la personne utilise peut-être trop sa profession comme source de valorisation, ce qui risque de rompre l’équilibre ou encore elle s’en demande peut-être trop ou n’est plus heureuse dans sa profession. J’en conviens, dans certains milieux, il y a des gens qui vivent des pressions époustouflantes et qui, à un moment donné, ne sont plus capables d’en prendre; c’est une réalité. En fait, il n’y a pas deux personnes identiques, mais lorsqu’on en est rendu là, je pense qu’on s’est  « oublié » et que l’on doit se retrouver pour recréer l’harmonie ou la construire une fois pour toute.

Qui court ce risque ?
  • Les gens qui portent le poids des autres sur leurs épaules ;
  • Ceux qui acceptent des responsabilités au delà de leurs limites et de leurs disponibilités sans prendre
    suffisamment de temps pour se recentrer et relaxer;
  • Ceux qui s’impliquent trop émotionnellement dans ce qu’ils font ou ce qu’ils vivent;
  • Les gens qui ont peur de déplaire ou d’être jugés;
  • Ceux qui ont peine à dire non;
  • Les perfectionnistes;
  • Ceux qui n’osent pas déléguer;
  • Ceux qui se croient irremplaçables et qui ont peur de déplaire;
  • Ceux qui manquent d’équilibre entre les loisirs, le travail et la famille et qui laissent la frustration atteindre des
    sommets;
  • Ceux qui s’oublient pour les autres;
  • Ceux qui souffrent en silence.

On pourrait rallonger la liste, mais le but n’est aucunement de faire l’autopsie du phénomène, mais d’en comprendre les grandes lignes et prendre soin de soi.

De façon plus générale, voici quelques exemples d’éléments qui peuvent nuire à la santé mentale:

Les difficultés financièresattractive, beautiful, beauty
L’accumulation de frustrations
Les conflits au sein de la famille
Les conflits en milieu de travail
Un deuil
Un manque de confiance en soi
De la violence
Des abus
Attendre que les autres nous revalorisent au lieu de le faire par soi-même
Une peine d’amour
De l’épuisement
La négligence de s’accorder suffisamment de temps pour soi
La peur de déplaire aux autres en disant non, etc.

Voici aussi quelques autres indicateurs pour détecter l’épuisement ou la dépression
  • Le manque d’entrain
  • Le manque d’intérêt pour la vie en général
  • Prise ou perte de poids, les deux extrêmes peuvent se voir. (La perte de poids est fréquente, mais la prise de poids aussi peut se produire, car la personne mange   ses émotions et peut prendre plusieurs kilos en peu de temps.)
  • L’agitation ou le ralentissement. (Là aussi on peut voir les deux extrêmes. Tout vouloir faire en même temps  ou ne rien vouloir faire. Fatigue, oublis et manque de   suite dans les idées. )

À la limite des idées suicidaires peuvent apparaître.

Le mot le dit dé-pression. On le mentionne souvent quand on prend un temps d’arrêt on dit qu’on décompresse. Lorsque la pression devient trop forte et qu’on  n’écoute pas les signaux, le corps trouve une façon de se protéger et c’est la dépression, la maladie et le burnout qui se pointent.

La prévention de l’épuisement c’est donc de reconnaître les signaux avant coureurs et réagir à temps en se faisant aider au besoin et en se reposant davantage.

 

Line Bolduc

Auteure, conférencière, formatrice

Pour en savoir plus sur moi et découvrir mes projets

Laisser un commentaire

Quelle est votre aptitude à LA JOIE ?
Entrez votre courriel pour recevoir mon ebook gratuit (et mon infolettre)
C'est fait !
Surveillez vos
courriels !