Vous arrive-t-il d’être très (trop) perfectionniste ? Connaissez-vous quelqu’un qui le soit ? Vouloir que tout soit parfait peut devenir épuisant et être source d’insatisfactions répétées.

Gare au perfectionniste qui détruit

Une personne hyper perfectionniste risque de ne jamais être assez satisfaite de ses résultats, de ses actions, de son implication. La peur de perdre du temps et la peur d’être ralenti sont constamment présentes. Le stress et beaucoup d’émotions sont constamment présents, ce qui peut l’amener à devenir impatiente et même intransigeante. Le rationnel l’emporte trop souvent. Ainsi, elle oublie de profiter de la vie, de s’amuser, bref, de laisser vivre son cœur d’enfant.

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Selon elle, demeurer hermétique sur ses émotions et ne pas partager ses ressentis est la clé pour avoir l’air forte. En réalité, au fond d’elle, c’est exactement le contraire. Ce n’est qu’une preuve d’un grand manque de confiance qui émerge de tout ça. En fait, plus une personne contrôle, moins elle est en contrôle sur sa vie. Elle est super fragile et se promène avec des masques, des carapaces qui l’étouffent et elle s’y est habituée.

Le perfectionnisme à grande échelle amène la personne à vivre artificiellement. Ça expose même à la dépression, car même les plus petits détails engendrent un stress énorme. Prendre presque tout personnel est un classique chez ces gens-là. Cela fait en sorte que la personne est constamment irritable et ça peut même mener à l’éloignement d’avec ses proches. Dans ces cas-là, elle pourra leur faire endosser la faute et se déresponsabiliser de ses propres comportements, étant coupée de ses ressentis. Les échecs des autres peuvent lui procurer un certain plaisir, car elle a le sentiment inconscient de se rehausser. Elle a si mal en fait… Dans le fond, elle est comme un petit enfant pris dans une prison intérieure et n’ose pas vraiment aller explorer cette avenue qui la libérerait si rapidement enfin.

Ne pas être parfait

Le problème dans tout ça,  c’est que manifester ses émotions pourrait être interprété comme être imparfait. Quel cercle vicieux n’est-ce pas ? Elle est dure avec elle-même et la nervosité l’accapare facilement.

À la longue, ce côté obsessionnel, voire contrôlant, fatigue son système nerveux. Le sentiment de vouloir plaire à tout prix et d’être apprécié est toujours présent. Il est primordial de revoir ce qui peut avoir engendré ce besoin de prouver lors de la petite enfance, car il se perpétue inconsciemment. C’est un petit enfant qui a eu mal et qui a appris certains comportements pour survivre à sa douleur.

Les 12 questions essentielles

Pour vous aider à conscientiser le tout si c’est votre cas (ou pour aider une telle personne), posez-vous les questions suivantes :

1. Est-ce que le perfectionnisme vous amène à dépasser vos limites ?
2. Vos parents vous demandaient-ils de vous dépasser sans cesse, sous pression, vous faisant sentir que c’est ainsi que vous seriez apprécié ?

Ils faisaient de leur mieux mais vous, ne vous êtes-vous peut-être pas senti apprécié pour votre être profond, mais plutôt pour vos actions qui devaient être performantes ? Peut-être avez-vous senti que vous étiez trahi ou qu’une certaine injustice était présente et cela a pu vous amener à devenir dans le contrôle et la rigidité… Avez-vous peur de déplaire, de ne pas être aimé pour ce que vous êtes, ce qui vous amène dans le « Faire » ?

3. Vous croyez-vous indispensable ?
4. Êtes-vous porté à vous dénigrer ?
Bâtiment, Fenêtre, Verre, Mise En Place, Résidence5. Êtes-vous timide finalement, de sorte que vous avez besoin de prouver que vous êtes quelqu’un de bien pour ne pas vous sentir rejeté ?
6. Vivez-vous sous l’emprise des attentes des autres et devenez-vous à la fois trop exigeant avec les autres ?
7. Avez-vous peur de déplaire, de ne pas être aimé, d’être jugé ?
8. Avez-vous le sentiment que ce que vous faites au fil des jours, vous nourrit réellement, vous apporte de grands bonheurs, vous apporte joie et réelle satisfaction ?
9. Est-ce possible d’admettre que vous en faites beaucoup trop sans vous arrêter au risque de vous y perdre ?

Est-ce possible d’admettre que dans votre for intérieur il y a un si grand besoin de douceur, d’empathie pour vous-même, d’amour, de lâcher prise ?

10. Pensez-vous que la réussite vient du perfectionnisme ?

Si oui, cela vous a-t-il réellement apporté librement et efficacement le succès affectif, professionnel, la joie…?

11. Êtes-vous trop sérieux, avec un réel manque au niveau du sens de l’humour, des éclats de rire venant du cœur, de la joie pure, de la simplicité de l’instant présent ?
12. Avez-vous une grande peur de l’échec qui vous amène à tout vouloir contrôler ?

Ce qui n’est pas facile non plus pour les gens qui vous côtoient !

Les solutions
1. Devenir authentique

L’antidote est d’enfin devenir authentique et de vous laisser voir sans cette carapace anti-bonheur. De là, la joie, la vie et la facilité pourront couler pleinement en vous. Cela se transmettra naturellement sur votre santé par le fait même.

2. Soyez spectateur de votre vie

À la lumière de toutes ces réflexions, je vous invite à prendre un temps d’arrêt pour vous imaginer en train de vivre vos activités avec l’angle d’un spectateur qui regarde une pièce de théâtre ou un film. Vous y remarquerez probablement davantage le non-sens que certaines attitudes peuvent avoir contre le bonheur souhaité.

3. Évaluez-vous

Que donneriez-vous comme conseils à cet acteur qui joue ainsi sa réalité ? Serait-ce par exemple de cultiver le calme, la sérénité ou encore la joie. Serait-ce d’être plus dynamique, de s’offrir des loisirs, de prendre du temps de qualité avec ses proches. Peut-être encore vous pourriez conseiller de verbaliser ses émotions, d’oser parler cœur à cœur avec sensibilité et une belle vulnérabilité. Entre vous et moi, les proches de cette personne doivent attendre depuis tellement longtemps ce moment-là.

4. Déterminer ses besoins

Quels besoins ce comportement cache-t-il ? Est-ce le besoin d’être aimé, d’être reconnu, de plaire…? Ne vaut-il pas mieux se plaire à soi d’abord et admettre le manque de confiance et d’estime et prendre les moyens pour les combler, au lieu de se créer toute une mascarade ? Ce n’est de toute évidence pas le chemin pour être apprécié que de contrôler. Cela devient un cercle vicieux. La personne fait tout pour plaire, mais c’est peut-être si rigide que bien souvent, ça déplaît de toute façon.

Parfois, on va même constater que le perfectionniste peut également favoriser la soumission envers les autres. Ni l’une ni l’autre des deux facettes ne peut créer le bonheur à mon sens. Je parlais ci-dessus des blessures de trahison et d’injustice qui peuvent avoir donné naissance à ces comportements, mais la blessure de rejet aussi a eu un impact. Elle amène la personne à se sentir moins que rien, à se soumettre et à vouloir être parfaite pour être aimée et ne pas être rejetée, mais elle se rejette elle-même.

5. Orienter ses pensées

Il est important d’éviter de vous dire : « Je ne veux plus être stressé, perfectionniste ou me sentir inférieur ». Soyez plutôt axé sur ce que vous voulez devenir. Par exemple ; Imaginez-vous en train de faire de nouvelles activités sans culpabilité en ayant cette conscience que vous prenez du temps pour vous, que c’est un cadeau précieux.

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6. Moment présent

Le travail à outrance, le perfectionnisme devenu quasiment compulsif, les suractivités ne favorisent pas le bien-être, l’amour en famille, le plaisir de vivre. Ils peuvent même servir à fuir quelque chose (Ex.: une relation inconfortable). Que choisirez-vous maintenant ?

7. Demander de l’aide

Faites-vous aider au besoin. La vie peut être si belle quand elle est basée sur l’amour de soi, la douceur, la simplicité !

Bref tout est question de dosage. Il n’y a pas deux personnes pareilles, donc on ne peut pas compartimenter. On peut aimer les choses bien faites et les faire avec passion, mais si elles nous engloutissent à notre insu au nom d’un ultime perfectionnisme, c’est dommage.

Peut-être vous êtes-vous reconnu à travers cet article. Si c’est le cas, je vous invite à prendre plaisir à vous faire plaisir. Soyez plus indulgent envers vous-même et les autres. Si vous côtoyez une personne perfectionniste, voyez son mal-être non exprimé au lieu de lui en vouloir. Si la porte s’ouvre pour parler avec empathie, ce serait déjà une façon de créer une nouvelle forme de communication dont elle a si besoin mais se refuse par peur de se sentir diminuée si elle ne se montre pas forte jusque-là aussi.

Pour plus de ressources

Ces réflexions se veulent un guide primaire pour vous aider à vivre pleinement le bonheur. Ce texte est inspiré de ce que je partage en profondeur dans mon livre « Les messages de l’ego. Paix, amour et joie ici et maintenant ». Il y aussi mon livre « Émotions, joie de vivre et autoguérison. La conscience au-delà des maux » qui est un guide pratique porteur d’espoir. Un véritable baume pour le coeur !

Pour ceux qui aimeraient aller plus loin, j’ai 7 magnifiques livres (dont les deux mentionnés ci-haut) qui vous aideront à dénouer différents mal-être si vous voulez cesser d’avoir mal en amour, vivre plus d’abondance, de santé, de rire, de joie, etc. » https://canada.linebolduc.com/categorie-produit/livres/
J’ai également pour vous, la puissante formation en ligne – RÉALISER MA VIE – suivie par des centaines de personnes comme vous à travers le monde et qui vous amènera beaucoup de libération intérieure. Visitez ce lien pour vous faire ce cadeau maintenant » www.realisermavie.com

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À votre plein épanouissement,

 

Line Bolduc
Auteure, Conférencière, Formatrice
Bonheur au travail | Joie de vivre | Réalisation de soi

 

 

 

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