Le concept des 5 blessures de l’âme (rejet, abandon, humiliation, trahison, injustice) a été mis en lumière, initialement, dans les travaux de recherche du psychiatre américain John Pierrakos, qui lui s’était inspiré de Wilhelm Reich, médecin, psychiatre, psychanalyste autrichien, et Lise Bourbeau a par la suite fait connaître ce concept à plus grande échelle.

Dans ma carrière en tant qu’auteure, conférencière en santé, mieux-être, joie de vivre depuis 25 ans, j’ai beaucoup étudié ce concept, car c’est une base solide pour mieux comprendre nos scénarios de souffrance.

Aujourd’hui, je vous parle de la blessure d’abandon spécifiquement, car elle suscite bien des difficultés dans les relations affectives. Chaque blessure porte ce qu’on appelle un masque ou un mécanisme de défense. Dans le cas de l’abandon, on parle du masque du dépendant. D’où la naissance de la dépendance affective entre autres et la répétions de tant de scénarios décevants.

Je vous invite tout d’abord à répondre à ces 10 questions en votre for intérieur.

  1. Vous arrive-t-il d’avoir la larme à l’œil facilement ?
  2. Vous sentez-vous fréquemment en quête d’amour et de tendresse ?
  3. Sentez-vous que vous êtes comme le sauveur ou la sauveuse du monde avec les autres ?
  4. Reniez-vous vos valeurs pour vous adapter à celles de l’autre pour ne pas déplaire ?
  5. Dramatisez-vous facilement les situations, avez-vous tendance à vous apitoyer, à vous plaindre ?
  6. Avez-vous de la difficulté à terminer une relation complètement et ressentez comme un vide s’il y a séparation ?
  7. Avez-vous de la difficulté à dire non, à vous faire respecter.?
  8. Vous sentez-vous déçu  en relation tout en ayant besoin d’attention abondamment ?
  9. Avez-vous le sentiment que les autres devraient faire mieux pour votre bonheur…? S’ils pouvaient dont changer…
  10. Avez-vous peur de la solitude, pouvez-vous facilement instable lors de situations affectives difficiles et même avoir le sentiment que vous attirez trop souvent ces situations ?

Évidemment ces quelques réflexions ne sont pas exhaustives et ne visent qu’à susciter vos propres réflexions ou faire conscientiser vos états de mal-être pour mieux les transformer en liberté intérieure et en relation saine. Mais elles sont toutes des indicateurs de possible dépendance affective. On évite de se culpabiliser, ça touche une majorité de gens.

Naissance de la blessure

La blessure d’abandon se crée en très bas âge avec le parent du sexe opposé principalement. L’enfant a eu le sentiment, la perception de manquer de soutien de la part de ce parent, de nourriture affective ou voire même physique dans certains cas. Ceci a généré une grande peur de la solitude.

Un changement affectif (naissance d’un autre enfant dans la famille, séparation de la mère et du bébé dans les premières 24 heures, hospitalisation, garde chez les grands-parents, un réel abandon d’un des deux parents, et bien des choses en apparence anodines, etc.) peut avoir contribué à ancrer la blessure. Cette personne aura tellement besoin d’attention et de reconnaissance venant des autres et souhaitera inconsciemment combler ce vide par une relation, mais si ça ne part pas de soi, c’est une roue de déceptions possibles et sans fin.

Le besoin d’attention et d’approbation en amour peut engendrer ces exemples de réactions

  1. L’abandon porte la personne à se sentir victime et à se retrouver inconsciemment dans des situations affectives qui la feront se sentir ainsi et lui apporteront de l’attention, même si négative.
  2. Elle peut être portée à s’accrocher à l’autre.
  3. Aime parler d’elle amplement. Peut devenir envahissante et faire fuir l’entourage ou dans un groupe. Elle a besoin d’attention et ne le réalise pas.
  4. La personne a besoin de l’opinion des autres pour décider, afin de se sentir appuyée.
  5. Ses actions et son aide envers les autres seront inconsciemment et facilement stimulées par une attente ou un profond besoin de retour d’affection ou de reconnaissance, oui ça peut être fait de bon coeur, mais si on fouille plus loin, on y verra le besoin possible. C’est pourtant de se manquer de respect de soi que de se plier à l’autre pour de la reconnaissance à tout prix au risque de se sentir exister par la souffrance (c’est une forme d’attention).
  6. La personne pourra ainsi devenir encline à la manipulation pour arriver à ses fins, sans oublier le chantage ou le besoin de bouder comme un enfant ou avoir la larme à l’oeil facile.
  7. Cette personne a très peur de la solitude donc des séparations. Elle va bien si sa relation affective va bien, mais….n’aime pas être célibataire. Sa vie affective influence l’état de son moral.
  8. Elle passera rapidement d’une relation à l’autre sans faire suffisamment le point. Elle ne s’assurera pas que la mise en place d’une saine communication basée sur la facilité mutuelle d’exprimer les émotions, parler de soi en toute authenticité est là. Non, une belle apparence suffit, des activités similaires et on y va. Je caricature un peu, mais ce n’est pas loin de ça bien souvent. Qu’en est-il au fil du temps de la personnalité de fond qui répète les blessures si ce n’est pas exploré…?
  9. La sexualité pourra servir de marchandage pour avoir de l’attention. Ça risque d’être différent de la profondeur d’une relation qui s’exprime par la maturité et des vibrations compatibles au lieu de critères superficiels.
  10. La personne affectée par la blessure d’abandon attire souvent des gens contrôlants de par son côté soumis et en manque d’attention. Enfin, on me considère… Attention, ça risque de faire mal….De là l’importance de reconnaître les caractéristiques de la dépendance affective.
  11. Besoin d’être valorisé, validé par le regard des autres.
  12. Si cette personne se sent désirée, elle se sentira plus importante, plus revalorisée.

Pour l’ensemble des blessures, il en ressort que l’importance de revenir à soi est essentielle. On a le droit d’en avoir voulu à d’autres, aux parents, à soi, mais aujourd’hui on fait quoi ? On se plaint, on se moule à un faux personnage en soi pour se faire aimer, on s’oublie encore et encore, se dévalorise, se renie, s’abandonne soi-même ou on sort de cette coquille ? Il importe de réaliser les types de masques que l’on porte en se documentant ou en se faisant aider.

Inutile d’accuser les autres pour nos souffrances, car c’est de rester accroché au passé et ainsi ne rien pouvoir y changer. On se donne le droit d’avoir souffert et on va vers la compassion envers soi et nos parents, car ils ont souffert eux aussi. Se faire aider sur le plan physique, émotionnel, verbaliser à une personne de confiance, écrire nos états intérieurs, etc., ne peut qu’apporter enfin la libération et dégager les entraves au bonheur. Se faire accompagner en coaching ou formation est optimal.

Reconnaître une blessure

Une blessure, c’est une douleur émotionnelle vive et qui a été ressentie au cours d’une relation interpersonnelle (père et mère majoritairement) dans x situations, où l’un de nos besoins essentiels n’a pas été satisfait et qui a biaisé les perceptions. Les étapes de l’instauration d’une blessure passent par le fait qu’on vit une douleur suite à la difficulté d’être totalement nous-même par exemple, et ça prend forme en bas âge effectivement.

Finalement, il y a résignation et on finit par être ce qu’on pense que les autres attendent qu’on soit, pour qu’on se sente enfin aimé.

Une blessure peut naître d’un chaos émotionnel qui a été vécu seul, dans l’isolement, sans en parler, mais ça a fait mal et de là, se sont enracinés des sentiments de rejet, d’abandon, d’injustice, d’humiliation ou de trahison. Une blessure non guérie nous laisse vulnérable par le fait même.

Ainsi, si une personne nous aborde et fait déclencher les mécanismes de cette blessure, sans même le savoir, nous aurons tendance à en vouloir à cette personne et pourtant, elle nous offrait la chance de percevoir ce qui raisonne en nous au lieu de se retrouver dans l’accusation. Ceci ne veut pas dire de se laisser marcher sur les pieds.

La libération de nos blessures peut être source de désagrément un certain temps. Elle demande de cesser de vivre dans le passé et d’aller vers le changement. Est-ce que l’amertume du passé a déjà aidé quelqu’un à mieux aller ? En arriver à voir un événement difficile de notre vie comme un apprentissage ou un agent de changement amorce une transition intérieure porteuse d’une énergie de vie et non de destruction.

Petits trucs pour alléger les blessures

À la fin de la journée, demandez-vous quelles sont les situations qui vous ont fait éprouver des émotions, ou tentez de vous en rendre compte au fur et à mesure. Quand vous devenez conscient que quelque chose vous fait réagir, évitez de blâmer l’autre, pas plus que vous-même, soyez juste attentif à ce qui se passe.

Pour modifier votre comportement, votre attitude, tentez de faire des liens entre votre réaction, la situation et votre blessure, et portez attention si ça fait résonner ce que vous avez vécu avec votre mère et votre père, les marques que cela a laissé (peurs, colère, mal-être…) Osez devenir ouvert à vos émotions au lieu de les refouler. Prenez contact avec votre vulnérabilité. Ce sont bien souvent des programmations internes qui se rejouent, mais ça se transforme bien en PNL aussi, dans le ici et maintenant pour un futur tellement plus lumineux.

Bref, une grande peur du rejet accompagne aussi la blessure d’abandon. Cette personne s’est un jour sentie abandonnée au profit d’une autre personne ou de quelque chose. Par exemple, peut-être que le père travaillait à l’extérieur et n’était pas assez présent, que la mère était froide et peu maternelle, le parent préférait un frère ou une sœur.

Cette personne se sent comme incomplète face à elle même. Elle cherche à combler un vide par une présence de l’autre et même au risque que ce soit à son détriment dans le respect de ses réels besoins (tendresse, écoute, respect).

Cette personne attire l’attention sur ses problèmes, ce qui peut les maintenir. Le besoin d’être désiré sexuellement suscite un faux sentiment d’importance aux yeux de l’autre. Le fondement des relations affectives peut partir sur une mauvaise base qui ne tient pas compte des dessous psychologiques des personnalités. La peur de la solitude trouve une façon de se combler, mais quelle déception risque de se pointer au fil du temps.

La répétition des scénarios est là tant qu’on ne se dit pas stop, que dois-je changer pour cesser de me faire mal. La personne se cache plutôt la vérité que d’oser admettre sa souffrance et son besoin d’aide.

On pourrait écrire si longuement sur ce sujet, mais je suis consciente que bien que sommaires, ces quelques pistes de réflexions, si appliquées, peuvent vous aider à trouver davantage de mieux-être et augmenter votre sérénité affective.

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Parce que QUAND ASSEZ, C’EST ASSEZ ! On rêve d’être heureux-se en amour et avoir une vie qui vous fait vibrer avec joie. Mais comment y arriver ?

Saviez-vous que l’amour de soi est un facteur prédominant pour plus d’abondance et que 80 % des gens ne sont pas heureux en amour, donc pas suffisamment envers eux-mêmes…

Critiques, dévalorisation, déception, tristesse, manque de respect de soi, incompréhensions, acceptation de choses qui font mal, programmations limitatives ne sont que quelques uns de ces éléments qui enveniment les relations amoureuses par manque d’outils de connaissance de soi et de saine communication.

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Je vous souhaite le meilleur en tout et je vous tend la main pour vous aider avec efficacité et joie.

Line 🙂

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