Votre bonheur est-il menacé par votre ego ?

Comment définir l’ego ?

Certains diront que c’est notre mental, d’autres la personnalité, d’autres nos mécanismes de défense, le besoin de contrôle ou encore notre corps de souffrance qui s’expriment. En fait, ne serait-ce pas un peu tout ça ? L’ego est une facette de la personnalité qui pousse à agir davantage avec la tête qu’avec le cœur. Il peut grandement nous nuire si on lui laisse le contrôle.

Voici certaines caractéristiques dominantes de l’ego, prenant en considération qu’il correspond à la partie profonde de notre mental qui a développé des mécanismes de défense pour survivre aux souffrances depuis la tendre enfance. Il peut être de nature plutôt superficielle, matérialiste, rationnelle et analytique. Certes on en a besoin pour raisonner, mais utilisé en fonction de l’aspect souffrance en soi, il sabote le bonheur. L’ego, ce personnage qui vit en nous, n’aime pas vraiment la joie de vivre et la légèreté. Il aime contrôler et avoir le dessus.

Pour survivre, l’ego mal encadré et non conscientisé aura besoin :

• D’avoir raison, d’argumenter et de dénigrer
• De sentir qu’il a plus que les autres
• De se vanter
• D’avoir de la reconnaissance à tout prix
• De contrôler les autres
• De valoriser un sentiment de supériorité
• De susciter des contrariétés
• De mentir pour se protéger ou se rehausser
• De faire en sorte que l’autre se sente coupable
• D’avoir l’attention sur soi
• D’attirer sur soi pitié et sympathie
• De jouer à la victime, etc.

On comprend que tout cela ne se retrouve pas nécessairement en totalité chez une même personne, à moins qu’elle soit de tempérament pervers narcissique ou ultra manipulateur. L’ego devient alors démesuré. L’important est de voir en soi ces espaces où nous ne sommes pas dans notre cœur mais manipulés par cette partie de soi qui est comme un petit enfant blessé.

Les pièges de l’ego

Selon ce que j’ai pu observer, expérimenter et étudier l’ego est, entre autres, une manifestation d’insécurité au plus profond de soi mais à un degré différent pour chaque personne. Pourquoi une personne aurait-elle besoin de contrôler et de faire valoir si fort certaines opinions, idées ou croyances, si elle savait réellement tout ce qu’elle vaut au fin fond d’elle-même et prenait pleinement plaisir à créer du bonheur dans sa vie et autour d’elle ?

Eh oui, ne soyons pas utopiques ! Cela fait partie de la nature humaine et nous sommes tous concernés par cette mécanique émotionnelle en nous. Il est de notre devoir de tirer des leçons de ce qui nous rend malheureux pour avancer vers plus de bonheur. Ces états sont des messagers qui nous demandent de faire des changements. La souffrance est un signal d’alarme qui invite à agir pour mieux nous connaitre intérieurement et dénouer ces schémas limitatifs.

L’ego qui détruit autour de lui est caractéristique d’un manque d’estime de soi, d’humilité, de paix en soi-même ou de coupure d’avec la sensibilité. Est-ce plus important d’avoir raison que d’être en paix ? D’être que de paraître ?

L’ego fait en sorte que la personne a besoin qu’on s’intéresse à elle, à son histoire et à ses problèmes. Il se nourrit de ça. Si une personne prend inconsciemment plaisir à ce manège, elle ne voudra pas que certaines histoires finissent, car elle a cette attention et ça devient une partie de son identité. On connait tous des gens qui adorent raconter leurs problèmes et leurs petits bobos. Ceux-ci sont malheureusement devenus leur univers et leur source de reconnaissance.

Pour vivre consciemment et en harmonie, il est important de commencer doucement à reconnaître comment on agit et réagit à ce qui est et de porter attention à comment on s’exprime au jour le jour. Cela permet de protéger notre vitalité et de diminuer les niveaux de stress, d’orgueil et d’émotions difficiles. En reconnaissant ceci en soi et chez les autres, on en arrive plus efficacement à une bonne libération de certains masques et on vit un plus grand lâcher-prise. On n’a rien à prouver à personne. L’important est de se regarder soi-même avec humilité afin d’observer ce qui est à améliorer. L’objectif n’est pas d’accuser les autres, sachant qu’on ne peut changer qui que ce soit sauf soi-même.

Les commérages

Eh non, l’ego ne se mêle pas de ses affaires ! Pas étonnant aussi que les commérages y prennent leur source. La critique est le propre de l’ego. Pendant un instant, on peut se sentir inconsciemment supérieur à l’autre quand on critique. Le corps de souffrance, l’ego, sont alors nourris de ces aspects sombres qui irritent la vie et éloignent le bonheur.

En étant bien en contact avec soi, on voit clairement ces comportements chez les autres et on les reconnaît en soi pour mieux les transformer, et quand on les voit chez les autres, on évite de s’en mêler, on respecte autant que possible leur cheminement et on voit que tout ça est le reflet d’un mal-être qui les habite et dont ils ne sont probablement pas conscients.

S’il y a une quelconque ouverture, on peut aider la personne à se ramener à elle, en lui faisant observer comment elle se sent en dedans quand elle parle ou pense comme ça. C’est plus efficace et moins confrontant que des guerres de points de vue. L’ego adore en vouloir aux autres, pour ce qu’ils ont fait ou pas fait, dit ou pas dit.

Ces quelques réflexions ont pour but de vous aider à vibrer à la puissance du lâcher-prise, de la non-résistance et de l’instant présent, à mieux reconnaître les manipulations et les réactions du corps de souffrance en soi et chez les autres et à accéder à une joie durable.

Pour en savoir plus sur les caractéristiques de l’ego, comment il nuit au bonheur, en arriver à transformer le vôtre et vous protéger de celui des autres, je vous invite à lire mon livre « Les messages de l’ego. Paix, amour et joie, ici et maintenant » disponible en cliquant ici

Merci d’être là.

Cordialement,
Line

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